28/1/2012 : « Comment lire une carte ? »

La marche à pied constitue le meilleur chemin vers le bien-être et la longévité.

Que nous la pratiquions pour nous aérer l’esprit, nous déstresser, partager un moment avec nos proches, nous maintenir en forme, peu
onéreuse, la marche s’adapte à tous les âges et à toutes les conditions physiques.

Animal marcheur depuis 2 à 3 millions d’années, la marche est innée pour l’homme. C’est l’activité pour laquelle il est le plus adapté. Marcher, c’est donc quelque part remonter aux sources les plus primitives de l’humanité.

La marche constitue l’activité d’endurance par excellence, contribue à améliorer notre condition physique, à développer nos capacités cardio-vasculaires et pulmonaires, à prévenir notre surpoids, à faciliter notre densité osseuse en améliorant la fixation du calcium, la souplesse de nos ligaments et tendons ainsi que la sécrétion d’endorphines, hormones du bien-être, et facilite nos relations sociales.

Marcher est un art de vivre et la randonnée est à ce titre un bon moyen de s’adonner à cette activité. Randonner, c’est donc nous évader tout en renouant avec notre environnement. En dépit du rythme modéré et d’une dépense d’énergie moyenne ( 300 à 400 Kcal/h contre 600 kcal/h pour la marche nordique) le passage par des terrains accidentés même en nous aidant si besoin de bâtons (caractéristique de la marche nordique) la randonnée nous permet d’améliorer notre proprioception c’est-à-dire l’évaluation de la position de notre corps face à notre environnement. Elle renforce les muscles de nos jambes, de notre ceinture abdominale et de notre dos surtout quand nous portons un sac.

La marche nordique, discipline sœur et en vogue, tonique, en comparaison sollicite 90% de notre musculature, entraine une dépense énergétique élevée, renforce le cœur tout en réduisant par l’utilisation des bâtons les charges sur les articulations dont elle limite les risques traumatiques.

Randonner, avec ou sans bâtons, c’est aussi choisir un itinéraire balisé adapté à nos capacités pour découvrir des contrées inconnues ou oubliées. Que ce soit pour une sortie à la demi-journée ou à la journée, pour un circuit de plusieurs jours, c’est-à-dire un trekking, en autonomie, en groupe ou avec un guide, il est essentiel pour randonner dans les meilleures conditions d’apprendre à nous orienter.

C’est à cette fin que nous avons été conviés le samedi 28 janvier 2012 dans le cadre d’échanges culturels à rencontrer Serge JOURDAN sur le thème « Comment lire un carte ? », sous-entendu une carte IGN dans le but d’apprendre à nous repérer et à nous pencher sur la façon la plus judicieuse selon son expérience de nous déplacer dans la nature d’un point vers un autre et ce en toute sécurité .

Même pour les aventuriers aguerris amateurs de contrées inconnues inhospitalières, une randonnée se prépare. Mener un groupe à la découverte de notre environnement est une responsabilité. Si nous nous épuisons à chercher notre chemin, si nous ne tenons pas compte de ceux qui nous
accompagnent, l’aventure peut virer au cauchemar surtout en montagne ou dans des zones désertiques. Il suffit de sortir de chemins balisé, de faire du  « hors- piste » pour s’égarer si nous n’avons pas préparé notre itinéraire et si devant un choix directionnel nous ne savons pas lire la carte, ni nous orienter.

Outre un équipement adapté, des règles de base telles que consulter la météo, avertir de notre itinéraire et de l’heure approximative de notre retour, respecter les milieux naturels et humains que nous traversons et croisons, accomplir des efforts modérés et progressifs, savoir renoncer
devant un obstacle doivent nous interpeller.

Utiliser les outils indispensables pour nous orienter permet à chacun de profiter au maximum des bienfaits de la marche. Pour randonner dans les meilleures conditions, il nous faut donc :

1 carte IGN ou topo – guide
1 boussole à plaque transparente
1 fiche de la zone de marche c’est-à-dire le profil du parcours sélectionnés
1 compas à deux pointes pour mesurer les distances avec une marge de 10% d’erreurs.

L’utilisation et la familiarisation de ces outils, la création d’une fiche spécifique, la lecture d’une carte topographique permettent de déterminer les horaires de départ et d’arrivée, de calculer les temps de pauses pour se déshydrater, pique-niquer ou bivouaquer, de définir le parcours et ses variantes, les voies de secours possibles pour écourter la randonnée en cas de changement météorologique, de fatigues, de repérer les refuges et abris éventuels.

Même avec la préparation d’un profil de parcours, il est indispensable surtout en montagne d’être capable de changer son itinéraire devant un obstacle imprévu (éboulement, gués, météo..) et donc de s’orienter en toutes circonstances.

La boussole sert à mesurer un angle entre 0 et 360° appelé: azimut. Il permet à un croisement de comparer l’angle de direction des chemins avec l’angle de direction relevé sur la carte. Savoir repérer sur la carte les talwegs, étudier le relief, les dénivelés, les élévations peut éviter bien des déboires et désillusions d’une activité censée nous procurer un bien-être et réjouissances.

Cette 1ere partie très instructive, quelque peu théorique mais basée sur du vécu, devrait se compléter ultérieurement d’une mise en pratique et d’exercice sur le terrain. Nous sommes impatients !

Frédéric

 

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