Désamour par Elisanne

  Mots choisis: jouvencelle, paysage, liberté, force, ardeur
Mot en plus: amour.

Désamour !

Elle déclara à son propos:  » Celui-là, il me le faut! » comme on dit d’un sac en bandoullière devant la vitrine de Vuitton (chacun dans son domaine,  »mon fils vaut bien un Vuitton! ») et jeta son dévolu sur lui, au sortir d’une salle de cours.

La blonde jouvencelle, menait tout le monde selon ses volontés dans le paysage de son enfance. Il était donc normal, pour elle, qu’il en soit de même dans la société. Chacun devait se plier à ses caprices au risque d’être voué aux gémonies pour l’éternité…

Après la conquête du fils, elle aurait souhaité la soumission de toute la famille du fils. Le père ne s’en laissa pas conter; la mère, tout coeur ouvert, attentive au bonheur et à la liberté de chacun, fit de son mieux, trouvant toujours mille excuses valables pour adoucir les angles. Après quelques mémorables prises de bec, par affection pour son cadet. le frère aîné s’assouplit. La petite soeur, beaucoup plus perspicace, résista davantage.

Avec force et ardeur, la demoiselle organisa les épousailles, conçut dans la foulée deux adorables chérubins, et déclara le jour de Noël  » qu’elle était une femme comblée, avec beaucoup d’argent et deux beaux enfants ». De mari, il n’en fut plus question.

C’est ce qu’elle lui annonça avec ses voeux dès le 31 décembre au soir.

 » Bonne Année … non tu n’es plus mon amour ! »

L’avait-il jamais été ?

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