« La première fois que je le vis » par Sarah

Ecrire un texte avec le temps passé avec comme support une photographie et un inducteur « la première fois que je le vis ».

La première fois que je le vis il semblait courir à perdre haleine. Assise sur un banc sur le trottoir adjacent, j’observais la scène. Il faisait beau. Le soleil plongeait ses rayons sur la ruelle pavée. Les arbres donnaient l’impression de grandes passoires triant les rayons qui effleuraient le sol.
La première fois que je le vis, il s’élançait vers la lumière comme un
oiseau fier et léger.
J’avais la sensation qu’il fuyait son ombre. Une ombre opaque, presque
effrayante qui galopait à sa poursuite comme pour mieux l’avaler ou le
dépasser dans sa course effrénée.

Où courait-il le visage si souriant ? Échappait-il à la prison de son
ombre ? Où volait-il ainsi ?
Je me souviens de lui comme un souvenir fuyant le présent.

Autre texte : 

La première fois que je le vis, il prenait l’habit d’un penseur. Peut-être
celui de Rodin.
Délicatement ses mains posées sur son visage, Monsieur s’étonnait.
Le regard brumeux et profond il m’observait longuement.
Lisait-il dans mes pensées ? Savait-il que son visage me plaisait ?
Ses quelques rides habillaient la splendeur étonnante de ses yeux.
J’aimerais qu’il détache ses mains.
Ses mains tout un poème.
Il avait des mains parfaitement dessinées, très masculines, à la fois
gracieuses et lourdes.
J’aimerais qu’il détache ses mains pour mieux toucher mon visage.

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